Mycotoxines

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Mycotoxines - un danger sous-estimé pour la santé

Les mycotoxines (poisons fongiques) sont des produits secondaires du métabolisme de moisissures. Elles représentent, en raison de leur toxicité, un danger à prendre très au sérieux pour la santé des animaux et des êtres humains. Elles se forment naturellement durant le processus de croissance des plantes ou à l'occasion d'un stockage incorrect (humide). Sont particulièrement touchés les céréales, les fruits secs, les noix et noisettes, les aromates ou le café. Si ces produits sont utilisés pour nourrir des animaux d'élevage, les mycotoxines feront leur entrée dans la chaîne alimentaire et se retrouveront également dans les produits laitiers, les œufs et la viande.

A l'heure actuelle, nous connaissons 200 toxines différentes. Leur toxicité dépend de leur nature et de leur concentration. Leurs effets peuvent être carcinogènes, neurotoxiques, immunosuppresseurs, mutagènes ou tératogènes ou provoquer des réactions allergiques.

Vous souhaitez avoir la confirmation de la sécurité sanitaire de vos produits et de leur conformité avec les dispositions légales ? En tant que laboratoire de services suisse homologué, nous effectuerons le contrôle de vos produits conformément au MSDA et l'ordonnance (CE) n° 1881/2006. Nous effectuerons pour vous le contrôle de toutes les mycotoxines courantes.

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Lisez ce qui suit pour savoir quels sont les points qui vous concernent, ou bien contactez-nous.


Les mycotoxines dans l'alimentation

Mycotoxines : Contamination du seigle par l'ergot
Mycotoxines : Contamination du seigle par l'ergot

Selon les estimations de la FAO, jusqu'à 25 % de la production alimentaire mondiale est contaminée par des mycotoxines. Dans l'UE, la présence de mycotoxines est détectée dans environ 20 % de la production de céréales.

Pour ce qui concerne les céréales, on distingue, parmi les moisissures, la flore fongique de stockage de la flore fongique des champs. Alors que la flore fongique des champs se trouve déjà sur les plantes quand elles sont vertes dans les climats chauds et humides, la flore fongique de stockage se développe dans des conditions similaires dans la récolte durant le stockage en silo. C'est la raison pour laquelle il est important de veiller à un séchage suffisant des céréales avant leur stockage et leur transport.

Comment peut-on lutter contre la contamination par mycotoxines ?

Dans certains cas, des grains de céréales contaminés peuvent être éliminées. Comme c'est le cas pour l'ergot, par exemple (l'ergotamine qu'il contient fait partie des toxines de moisissures les plus dangereuses), qui peut être éliminé dans le moulin. Ceci est réalisable car les grains de céréales contaminés se modifient dans leur forme et leur couleur sous l'action de la moisissure.

Mais ceci n'est, la plupart du temps, pas possible pour d'autres types de moisissure.
Une décontamination par traitement thermique n'est pas, non plus, envisageable, les mycotoxines étant très résistantes à la chaleur.

A quoi faut-il particulièrement veiller lors du dosage des mycotoxines ?

Il n'existe pas de lien direct entre la concentration en moisissures et la quantité de mycotoxines. La contamination ne peut donc pas être visuellement estimée.

La répartition dans le produit est généralement inégale. Il est donc particulièrement important d'effectuer un prélèvement qui soit représentatif.

Les échantillons sont extraits à l'aide de solvants organiques. C'est par ce biais que les poisons fongiques sont isolés des produits analysés. Ce procédé permet d'éliminer les substances perturbatrices et de concentrer les analytes.

Une séparation par chromatographie est ensuite réalisée par le biais d'une HPLC. Les différentes substances sont ensuite identifiées et quantifiées en comparant leur temps de réaction avec celui de substances de référence ou par MS/MS.

Un risque pour les êtres humains ?

En fonction du type de toxine, les mycotoxines peuvent avoir des manifestations aigues ou chroniques (cancérogènes, œstrogénisants, tératogènes). Etant donné qu'elles interviennent dans pratiquement toutes les denrées alimentaires de base, le risque d'apparition de dommages chroniques en cas d'ingestion fréquente de ces aliments contaminés est particulièrement élevé.

De plus en plus de contrôles des toxines du Fusarium, de la fumonisine et du déoxynivalénol ont été effectués ces dernières années puisqu'on a constaté à la suite d'études que la dose journalière tolérable (DJT) chez les enfants était atteinte, voire dépassée dans certains cas. La fumosine se retrouve principalement dans le maïs, mais peut également être présente dans le blé. Le blé, en revanche, est principalement contaminé par le déoxynivalénol. Le risque que représente l'ochratoxine A a longtemps été sous-estimé : sa présence est aujourd'hui détectée dans pratiquement toutes les analyses sanguines de la population.

Quels ingrédients de base devraient être testés ?

  Mycotoxines            
Matières premières

DON

ZON

OTA

FUM

Afla B+G

Afla M1

PAT

Orge

X

X

         
Avoine

X

 

X

       
Millet    

X

X

     
Maïs

X

X

X

X

X

   
Riz    

X

X

X

   
Seigle

X

X

X

       
Soja

X

X

X

       
Blé

x

X

X

X

     
Aromates    

X

 

X

   
Fruits    

X

 

X

 

X

Café    

X

       
Bière    

X

       
Lait  

X

   

X

X

 
Œufs  

X

         
La viande    

X

 

X

   

Un risque pour les animaux ?

La contamination par mycotoxines pose également problème pour les élevages d'animaux. Une nourriture contaminée entraîne, chez les animaux, des dommages analogues à ceux causés chez les êtres humains. C'est ainsi que des poisons fongiques contaminent encore la chaîne alimentaire humaine ou les produits de transformation qui en sont issus qui sont, eux aussi, contaminés. C'est la raison pour laquelle le contrôle des mycotoxines dans l'alimentation animale est recommandé.

Les défis de l'analyse chimique

Avec le durcissement de plus en plus prononcé de la législation quant aux quantités maximales de mycotoxines autorisées dans les denrées alimentaires et aliments pour animaux, l'échantillonnage et l'analyse chimique sont également soumis à de plus grandes exigences.

Pour permettre de respecter les valeurs exigées, une quantité d'échantillons statistiquement représentative doit être prélevée. La détection analytique des différents composés doit être suffisamment sensible et sélective en fonction de leur application spécifique (alimentation animale, humaine ou destinée aux nourrissons). C'est le seul moyen de garantir la plus grande sécurité possible pour les produits.

Vous avez besoin d'informations complémentaires ?

Lisez la version complète dans notre article de fond (cf. colonne de droite) ou demandez des conseils auprès de notre Service Client.


Détail de nos prestations :

Mycotoxines
Mycotoxines
  • Conseil sur la chimie analytique des mycotoxines
  • Détermination des taux d'aflatoxine (B1, B2, G1, G2); d'aflatoxine M1; de déoxynivalénol (DON); de la fumosinine B1, B2; de l'ochratoxine A; de la patuline; de la toxine T-2, HT-2; de la zéaralénone (ZON)
  • Procédé multi-méthodes de détection des trichothécènes (DON, ZON, T2, HT-2)
  • Autres prestations selon cahier des charges ou sur demande

interlocuteur

vente denrées alimentaires

Jörg Freudenberger Chimiste Diplômé d'État en Denrées Alimentaires

Tel. +41 58 434 42 00 Fax +41 58 434 42 01 service@ufag-laboratorien.ch

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